Tchad: Revue de la presse du 17 au 22 octobre 2011. Par Djiddo Bourma.
Cette semaine du lundi 17 au samedi 22 octobre 2011 a été dominée dans les différents journaux tchadiens, en politique par une polémique autour de la modification du code électoral, l’annonce du nouveau chronogramme électoral, le départ de la scène politique d’un grand homme politique, la cherté du carburant made in Chad. Dans le social la lutte syndicale s’annonce, le pèlerinage 2011. Quant à la justice, c’est l’arrestation du candidat malheureux de la présidentielle, Maitre Nadj Madou qui fait les choux gras de la presse nationale.
Par rapport a la cherté du carburant made in Chad, le quotidien informe que le carburant renchérit et se raréfie: les N’Djaménois lorgnent vers la ville de Kousseri. Selon le confrère, après la fixation, par le ministère du Commerce et de l’Industrie, des nouveaux prix pour les produits pétroliers de la raffinerie de Djermaya, consécutivement à une fourniture aléatoire, apparemment voulue, de l’essence, du gasoil et du gaz butane, la plupart des mini stations-service à N’Djaména montent la surenchère. Il cite comme exemple, le gasoil qui s’achète, dans beaucoup de ces petites stations, à des prix très exagérés. Le litre est vendu entre 650 FCFA et 700 FCFA, alors que le même produit est vendu à 495 FCFA et 490 FCFA dans les grandes stations-service. Dans les colonnes du journal des sans voix, le coordonnateur du GRAMP/TC, M. Maoudonodji Gilbert explique qu’après huit années le bilan du pétrole tchadien est mitige et contesté.
Dans le domaine social, Al-wihida Actualités informe pour sa part que l’Union des Syndicats du Tchad (UST) appelle samedi 22 octobre tous les travailleurs à observer une grève de trois jours renouvelable à partir du 25 octobre. L'UST a lancé un préavis de grève allant du 04 au 20 octobre 2011, a rappelé dans un communiqué le président de l'UST Michel Barka, précisant que jusqu'à ce jour, le gouvernement garde un mutisme total. Le journal souligne que face à ce comportement, tous les travailleurs sont appelés à se mobiliser et se préparer pour observer une grève de 3 jours renouvelable à partir de mardi 25 octobre. Le journal bimensuel satirique d’informations et des bandes dessinées, Le Miroir s’exclame à sa Une, la lutte syndicale s’annonce! Avec des caricatures, il montre des prisonniers des ex-travailleurs de TCC et des étudiants bien gardés dans les geôles par des agents de force de l’ordre. L’Observateur démontre que des manifestions des étudiants en passant par celles des ex-travailleurs de TCC et des retraités militaires, tout comme les doctors Choucou étaient au centre d’un point de presse du premier ministre. Le journal trouve que par ce point de presse, Emmanuel Nadingar intimide, menace et donne des leçons. La Voix déclare que les étudiants ne désarment pas.
Par ailleurs, dans le domaine de Droits de l’Homme, L’Observateur révèle qu’il y a des traitements inhumains à la Maison d’arrêt de N’Djamena. Le confrère trouve qu’il y a des traitements inhumains et dégradants, tortures, ration alimentaire déplorable et bien d’autres maux. D’ajouter que de tels agissements sont le quotidien les détenus de la Maison d’arrêt de N’Djamena. Dans le domaine judiciaire, les journaux ont mis l’accent sur l’arrestation du candidat malheureux de la présidentielle, Maître Nadj Madou, un avocat de surcroit. Qui en veut à Me Nadji Madou?, s’interroge La Voix. Il écrit que le président d’ASRI est écroué depuis le 11 octobre 2011 à la Maison d’arrêt de N’Djamena. Il a comparu devant le tribunal de première instance de N’Djamena. Cet hebdomadaire poursuit que tout est parti de l’arrestation d’un de ses militants qui assure la permanence au siège du parti, au CA3. Dans sa rubrique faits et société, le journal L’Observateur titre que Me Nadj Madou est reconduit a la Maison d’arrêt. Ses avocats se sont battus de toutes leurs énergies mais n’ont pas obtenus sa libération provisoire. Me Nadji est en détention à la Maison d’arrêt, souligne le confrère. Un autre confrère ajoute qu’il est détenu depuis le 11 octobre 2011 pour outrage aux forces de l’ordre et ivresse publique manifeste selon l’officier de police judiciaire qui l’a auditionne au CA3 avant qu’il ne soit déféré à la Maison d’arrêt. De conclure que c’est la descente aux enfers pour le candidat aux dernières élections présidentielles.