Seif el-Islam n’aurait pas l’intention de se rendre à la CPI
Deux hommes en cavale. Seif el-Islam, le fils de Mouammar Kaddafi, et Abdallah Senoussi, l’ancien chef des services secrets libyens, tous deux visés par un mandat d’arrêt de la CPI pour crimes contre l’humanité sont toujours en fuite, séparément.
Annoncé chaque jour dans un pays différent, Seif el-Islam, ancien héritier désigné du « Guide », serait dans le sud de la Libye accompagné d’un groupe de mercenaires sud-africains qui chercherait à l’exfiltrer au Niger, selon le quotidien sud-africain Beeld. Toujours selon ce journal, des avions seraient positionnés à Johannesburg et à Sharjah, dans les Émirats arabes unis, pour aller rechercher les mercenaires - et éventuellement Seif el-Islam - dès que la situation le permettra.
« Les autorités sud-africaines mènent une enquête », a indiqué l'ambassadeur sud-africain à l'ONU, Baso Sangqu. « Nous vérifions les faits. Il y a des lois, mais ces gens agissent de leur propre initiative. Que pouvons-nous faire ? », a-t-il expliqué.
Senoussi au Mali
Le fils de Mouammar Kaddafi, qui contrairement à son père et son frère Moatassem, est parvenu à s’échapper de Syrte, n’aurait donc pas l’intention de se rendre à la CPI comme un temps annoncé. Il est actuellement recherché par Interpol.
Lui aussi dans le viseur de la justice internationale, Abdallah Senoussi, signalé en compagnie de Seif el-Islam près de la frontière entre la Libye et le Niger par des touaregs nigériens mardi, serait aujourd’hui au Mali.
« Abdallah Senoussi est arrivé dans le désert malien, en provenance du Niger », a affirmé une source sécuritaire nigérienne sous couvert de l'anonymat. L’ex-chef des services secrets libyens serait accompagné « d’une petite équipe d’hommes », toujours selon cette source.
Source : Jeuneafrique.com